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De l'extraction à la transformation : comment l'Australie-Occidentale capitalise sur la crise industrielle européenne

Ce matin, en parcourant un recent article du Monde de Velum Marion Kindermans concernant 165 sites industriels français menacés depuis septembre, j'ai ressenti cette sensation familière du grand écart. Pas seulement géographique, les 14 000 kilomètres qui me séparent de Paris, mais surtout ce contraste entre deux mondes qui évoluent dans des directions opposées.

Depuis que je me suis installé à Perth il y a quelques années, après quinze ans passés dans l'écosystème patronal français, j'observe cette divergence qui s'accentue. D'un côté, l'Europe que j'ai quittée, avec ses usines qui ferment et ses licenciements collectifs qui se multiplient. De l'autre, l'Australie-Occidentale où je vis aujourd'hui, qui construit de nouvelles capacités industrielles dans des secteurs d'avenir.

Ce double regard, européen par ma formation et australien par mon quotidien, me permet de saisir quelque chose d'essentiel : nous ne sommes pas face à un simple cycle économique, mais bien à un basculement structurel qui redessine la géographie industrielle mondiale.


Quand l'Europe perd ses usines


L'article du Monde dresse un constat accablant. Depuis septembre, 165 sites industriels sont menacés en France. Le cabinet Trendeo, qui suit ces mouvements, identifie des noms qui parlent : Brandt (700 salariés dans l'agroalimentaire), La Trinitaine (biscuiterie traditionnelle vendéenne), sans parler des géants comme Michelin ou ArcelorMittal qui réduisent leurs effectifs.

Les secteurs touchés couvrent un spectre large : automobile, métallurgie, chimie, biens de consommation. Ce n'est plus une crise sectorielle, c'est une hémorragie généralisée.

Les chiffres européens confirment l'ampleur du phénomène. Le PMI  (Purchasing Managers' Index) manufacturier français est tombé à 44,1 en juillet 2024. Tout ce qui est en dessous de 50 signale une contraction. La production industrielle de l'Union européenne a chuté de 2% en 2024, avec un recul de 6% depuis 2022. Plus révélateur encore : l'Europe a perdu plus de 800 000 emplois manufacturiers depuis la pandémie.

Le cœur du problème ? L'énergie. Les prix de l'électricité industrielle dans l'Union européenne oscillent entre 0,19 et 0,27 USD par kilowatt-heure selon les dernières données d'Eurostat (2024-2025), soit 2 à 3,5 fois supérieurs aux prix américains ou chinois. L'Allemagne, autrefois locomotive industrielle européenne, consacre aujourd'hui plus de 4% de son PIB aux subventions énergétiques pour maintenir ses industries sous perfusion.

Cette différence n'est pas conjoncturelle. Elle est structurelle, ancrée dans des choix énergétiques hasardeux (sortie du nucléaire allemand) et une dépendance au gaz russe qu'il a fallu remplacer précipitamment par du GNL importé bien plus coûteux.


Pendant ce temps, à 14 000 kilomètres


À Perth, le matin commence différemment. Le journal local titre sur l'inauguration d'un nouveau centre de recherche en hydrogène vert, l'expansion du port de Fremantle pour accueillir davantage de navires transportant des minéraux transformés, ou encore le démarrage d'une nouvelle installation de transformation de lithium.

L'Australie-Occidentale ne ferme pas d'usines. Elle en ouvre. Pas pour remplacer une base industrielle déclinante, mais pour ajouter de la valeur à une économie historiquement extractive. C'est ce qu'on pourrait appeler une montée en gamme industrielle stratégique.

Les chiffres parlent. Le secteur manufacturier contribue plus de 18 milliards de dollars australiens (environ 11 milliards d'euros) au produit brut de l'État, avec plus de 5 100 entreprises locales engagées dans la fabrication. Ce n'est pas énorme comparé à l'Allemagne ou à la France, mais c'est en croissance. Et surtout, c'est dans les bons secteurs : transformation de minéraux critiques, hydrogène vert, défense, technologies avancées.


L'équation énergétique : plus complexe qu'il n'y paraît


Parlons franchement de l'énergie, car c'est là que se cachent les nuances importantes.Les prix retail de l'électricité en Australie (ce que paient les ménages et petites entreprises) sont en réalité assez élevés : environ 0,26 USD par kWh en 2025, soit comparable aux moyennes européennes. Perth, où je vis, a même vu ses prix augmenter de 2,5% en juillet 2025.

Mais voici où ça devient intéressant : l'industrie minière du WA, qui représente l'essentiel de la consommation industrielle de l'État, ne paie pas ces prix retail. Les grandes entreprises négocient des contrats directs avec des producteurs ou développent leurs propres installations renouvelables.

Rio Tinto et BHP développent leurs propres fermes solaires et éoliennes. Gold Fields a approuvé en 2024 un projet de 42 MW éolien et 35 MW solaire à St Ives qui couvrira 73% des besoins de la mine. AngloGold a un projet de 62 MW hybride solaire-éolien à Tropicana. Ces entreprises contournent le réseau et produisent leur propre électricité à des coûts bien inférieurs.

La vraie différence avec l'Europe n'est donc pas tant dans les prix de détail, mais dans :

  1. La capacité d'auto-production : le WA dispose d'espace illimité et de ressources solaires/éoliennes abondantes. Une mine peut installer ses propres panneaux solaires sur des dizaines d'hectares adjacents. Essayez de faire ça en Allemagne ou en France.
  2. L'absence de taxe carbone universelle : contrairement au Canada ou à l'Europe, l'Australie n'a pas de prix universel du carbone. Seules 200 installations sont couvertes par le Safeguard Mechanism.
  3. La stabilité réglementaire : quand une entreprise investit dans une installation solaire au WA, elle sait que les règles ne changeront pas radicalement tous les deux ans.

C'est cette combinaison qui rend le WA attractif pour les industries énergo-intensives, pas simplement un prix au kWh inférieur.


Stabilité politique et prévisibilité réglementaire


Le deuxième pilier est moins spectaculaire mais tout aussi décisif. Quand le gouvernement WA lance une stratégie comme Diversify WA en 2019, elle n'est pas abandonnée au premier changement de majorité. Elle est renforcée, affinée, avec Future State en 2024. Les investissements suivent cette vision de manière cohérente. Pour un industriel qui envisage d'investir 500 millions de dollars dans une usine avec un retour sur 15 ans, cette prévisibilité vaut de l'or.

Comparez avec l'Europe, où les oscillations politiques et les cadres réglementaires changeants créent une incertitude qui décourage les investissements industriels de long terme. Un industriel allemand m'expliquait récemment qu'il ne peut plus planifier au-delà de deux ans tant les règles énergétiques et environnementales évoluent de manière imprévisible. En 2020, sortir du charbon. En 2022 avec la crise ukrainienne, on supplie de le rallumer. En 2023, de nouveaux objectifs climat. L'incertitude réglementaire est devenue le premier frein à l'investissement en Europe, avant même le coût de l'énergie.

Au WA, trois facteurs structurels font la différence. D'abord, des gouvernements stables qui peuvent gouverner pendant plusieurs mandats permettent une vision de long terme. Ensuite, un consensus bipartisan sur les grandes orientations économiques : personne ne remet en cause fondamentalement l'importance du secteur minier, de la diversification vers les renouvelables, ou du développement de l'industrie défense. Les stratégies survivent aux changements de gouvernement. Enfin, des programmes d'investissement concrets et maintenus dans la durée : Local Manufacturing Investment Fund (15 millions AUD), Investment Attraction Fund (100 millions AUD), New Industries Fund (25,8 millions AUD).

L'exemple concret est saisissant : en 2019, plusieurs entreprises européennes évaluaient simultanément des projets d'hydrogène vert en Allemagne et en Australie-Occidentale. Cinq ans plus tard, celles qui ont choisi le WA sont en phase de construction (Murchison avec 814 millions AUD de financement confirmé), tandis que plusieurs projets allemands sont toujours bloqués dans les méandres des approbations réglementaires et des changements de subventions. Ce n'est pas que l'Allemagne manque de compétences ou de volonté. C'est que le cadre réglementaire change plus vite que le temps nécessaire pour construire ces infrastructures.

Cette différence pourrait d'ailleurs faire l'objet d'un excellent article dédié : comment la stabilité réglementaire devient le nouvel avantage compétitif des juridictions dans la compétition mondiale pour les investissements industriels. Une analyse comparative approfondie entre le WA, l'Allemagne et la France révélerait des enseignements fascinants.


Transition énergétique : de la ressource au produit fini

Le WA ne se contente plus d'exporter du minerai de fer ou du gaz naturel. L'État développe une industrie intégrée de transformation.

Prenez le projet Murchison Green Hydrogen. 814 millions AUD de financement fédéral, une capacité de 1,5 GW d'électrolyse, 3 600 tonnes d'ammoniaque vert par jour. Ce sera l'une des plus grandes installations d'hydrogène renouvelable au monde, alimentée entièrement par 1,2 GW de solaire et 1,7 GW d'éolien, hors réseau.

BHP Nickel West a ouvert la première usine de sulfate de nickel d'Australie à Kwinana, capable de produire suffisamment de matériau pour 700 000 batteries de véhicules électriques. Ce n'est plus de l'extraction, c'est de la transformation à haute valeur ajoutée.

La stratégie Battery and Critical Minerals 2024-2030 du gouvernement WA vise explicitement à capter davantage de valeur localement à travers le traitement et la fabrication de matériaux à plus forte valeur ajoutée.


Technologies de pointe et défense : Thales, BAE Systems et les autres

Le secteur défense du WA illustre parfaitement comment des entreprises européennes réussissent en Australie.

Thales Australia emploie des centaines de personnes dans le WA, notamment à Henderson et HMAS Stirling pour le soutien des systèmes sonar des sous-marins Collins. Le contrat récemment prolongé de 178 millions AUD sur cinq ans assure le maintien de cette expertise souveraine. Thales a développé et conçu le Towed Array Sonar en Australie, une technologie de pointe totalement locale, avec des équipes d'ingénierie en Nouvelle-Galles du Sud et au WA.

BAE Systems Australia opère également à Henderson et HMAS Stirling, avec un contrat de 89 millions AUD pour le soutien des périscopes des sous-marins Collins. L'entreprise britannique forme des équipes locales depuis plus de trois décennies, avec une installation dédiée à Mawson Lakes en Australie-Méridionale.

Le complexe maritime australien (Australian Marine Complex) à Henderson est devenu un pôle d'excellence mondial. CIVMEC, installée depuis 2009, opère la plus grande installation de fabrication de ce type en Australie. Austal construit des navires de guerre et des ferries à grande vitesse reconnus mondialement.

Le gouvernement australien investit 159 milliards AUD sur la prochaine décennie dans la construction navale, avec Henderson comme hub stratégique de l'Ouest. Cela représente environ 8 500 emplois d'ici 2030, plus 20 000 emplois liés au programme de sous-marins nucléaires AUKUS.


Fabrication avancée : robotique, automation et METS

Le secteur Mining Equipment, Technology and Services (METS) du WA génère environ 90 milliards AUD annuellement et emploie plus de 100 000 personnes.

Nexxis, basée à Perth, se spécialise dans les solutions d'inspection robotique pour environnements hostiles. Alcolizer Technology, leader mondial des technologies de détection d'alcool et de drogues, exporte depuis Perth vers le monde entier.

Le Advanced Manufacturing Prospectus de mai 2024 cible l'énergie, la défense, le METS, les industries spatiales, et les sciences médicales. C'est un document stratégique qui guide les investissements publics et privés, avec des objectifs clairs et des mécanismes de financement identifiés, notamment le Investment Attraction and New Industries Fund de 100 millions AUD.


Sciences de la santé et biotechnologie

Le secteur des sciences médicales et de la santé du WA génère plus de 100 millions AUD d'exportations annuelles. L'industrie biotechnologique a plus que doublé ces cinq dernières années.

Orthocell, au sud de Perth, développe des technologies médicales de pointe en médecine régénérative. Le gouvernement a alloué 185 millions AUD à plus de 620 projets soutenant la recherche, l'innovation et la commercialisation médicales depuis 2024.


Industries spatiales et technologies quantiques

La Western Australia Space Industry Strategy 2024-30 positionne l'État comme hub spatial indo-pacifique. L'industrie spatiale mondiale représente une opportunité de 1,8 trillion USD selon le World Economic Forum.

Le WA héberge déjà des installations spatiales significatives et développe des capacités uniques en transfert de technologies entre applications spatiales et terrestres : les compétences développées pour le spatial s'appliquent directement aux ressources, à l'agriculture, et aux manufactures.

6. Technologies numériques et cybersécurité

Le secteur numérique du WA emploie plus de 60 000 travailleurs, avec une croissance de la main-d'œuvre 2,6 fois plus rapide que l'ensemble de l'économie.

La stratégie WA: Digitally Evolved vise à accélérer cette croissance en capitalisant sur les capacités de classe mondiale en robotique, automation et opérations à distance, développées pour le secteur minier et désormais transférables à d'autres industries.


Opportunités concrètes pour les entreprises européennes


Défense et naval : l'exemple qui fonctionne

Les exemples de Thales et BAE Systems ne sont pas isolés. Ils démontrent qu'une entreprise européenne peut réussir en Australie en apportant son expertise tout en développant des capacités locales.

Le modèle est clair : transfert de technologie, formation de personnel local, développement de capacités souveraines australiennes. Ce n'est pas de la simple sous-traitance, c'est du partenariat stratégique de long terme.

D'autres entreprises européennes pourraient suivre ce chemin, notamment dans les systèmes de combat, l'électronique de défense, les matériaux composites avancés, ou les technologies de propulsion.

Transformation de minéraux critiques et hydrogène vert

L'Europe dépend des importations chinoises pour les terres rares et minéraux critiques. Le WA possède d'importantes réserves de lithium, nickel, cobalt et terres rares.

Des partenariats Europe-WA pour développer des capacités de transformation locale offriraient à l'Europe une diversification de son approvisionnement tout en permettant au WA de capter plus de valeur.

ENGIE, entreprise française, développe déjà le projet Yuri en WA, une installation d'hydrogène renouvelable. Iberdrola, entreprise espagnole, a investi 5 milliards AUD dans les énergies renouvelables australiennes.

Manufacturing de précision et équipements industriels

Le WA importe encore la majorité de ses équipements industriels spécialisés. Les PME européennes, particulièrement françaises et allemandes, excellant dans la fabrication de précision (capteurs, vannes industrielles, systèmes de contrôle, équipements de mesure) trouveraient un marché réceptif.

L'industrie minière WA recherche constamment des équipements plus performants, plus durables, plus sûrs. La réputation de qualité allemande ou d'ingénierie française ouvre des portes, à condition d'établir une présence locale pour le service après-vente.

High-tech et intelligence artificielle

L'industrie minière WA est à la pointe mondiale de l'automation et de l'intelligence artificielle appliquée. Rio Tinto opère des trains autonomes sur 1 700 km de voies, contrôlés depuis Perth. BHP utilise des camions autonomes dans ses mines du Pilbara.

Ces technologies, développées pour le mining, trouvent maintenant des applications dans l'agriculture de précision, la logistique portuaire, la gestion d'infrastructures. Des entreprises européennes spécialisées en IA, vision par ordinateur, ou robotique collaborative pourraient trouver au WA à la fois un laboratoire d'innovation et un marché d'application.


Le WA peut-il vraiment capter les investissements européens ?


La question mérite une réponse honnête et nuancée. Pas pour tous les secteurs, et pas sans conditions.

Les atouts sont réels :

Accès à l'auto-production énergétique (solaire/éolien) à des coûts compétitifs pour les grandes industries, stabilité politique et réglementaire sur plusieurs décennies, accès privilégié aux marchés asiatiques en forte croissance, infrastructure adaptée aux industries lourdes, main-d'œuvre qualifiée et culture d'innovation technologique, stratégies industrielles cohérentes à long terme, absence de taxe carbone universelle.

Les contraintes existent aussi :

Marché domestique relativement petit (2,7 millions d'habitants au WA, 26 millions en Australie), distance géographique qui augmente les coûts logistiques, pénurie de compétences dans certains secteurs spécialisés, coûts salariaux élevés (minimum 23 AUD de l'heure, soit environ 14,50 euros), prix retail de l'électricité similaires ou supérieurs à l'Europe pour les PME.

La réponse dépend du secteur :

Pour les industries à forte intensité énergétique capables d'auto-production (transformation de minéraux critiques, production d'hydrogène vert, métallurgie avancée), le WA présente des avantages décisifs.

Pour les industries manufacturières nécessitant une main-d'œuvre nombreuse ou les PME sans capacité d'investissement énergétique propre, l'équation est moins favorable.

Pour les secteurs de pointe (défense, aérospatial, biotechnologies, IA), le WA offre un écosystème d'innovation et un accès aux marchés asiatiques qui compensent les coûts plus élevés.


Conclusion : une opportunité à saisir intelligemment


Le contraste entre fermetures d'usines européennes et développement de nouvelles capacités au WA n'est pas une coïncidence. C'est le résultat de choix stratégiques différents face aux mêmes défis globaux.

L'Europe possède l'expertise technologique, l'expérience manufacturière de pointe, les compétences d'ingénierie que le WA recherche activement. Le WA offre la stabilité politique, la capacité d'auto-production énergétique pour les grandes industries, l'accès aux ressources et aux marchés asiatiques que l'Europe peine à sécuriser.

Pour les entreprises européennes confrontées à une incertitude réglementaire croissante et des coûts énergétiques qui compromettent leur viabilité, le WA ne représente pas simplement une destination d'investissement alternative. C'est une plateforme stratégique qui leur permet de maintenir leur expertise industrielle tout en opérant dans des conditions plus stables sur le long terme.

Depuis Perth, j'observe des entreprises européennes qui réussissent cette transition. Thales, BAE SystemsENGIEIberdrola. Elles ont compris que l'Australie n'est pas juste un marché lointain, mais un partenaire stratégique naturel.

La fenêtre d'opportunité est ouverte. Les politiques sont alignées. Les besoins sont identifiés. La question n'est plus de savoir si le WA peut capter des investissements et compétences européennes, mais plutôt quelles entreprises comprendront cette dynamique assez rapidement pour en bénéficier.

Car d'autres l'ont déjà compris. Les entreprises asiatiques investissent massivement. Les américains sont présents depuis longtemps. L'Europe a tous les atouts pour jouer un rôle majeur dans cette transformation industrielle australienne. Encore faut-il franchir le pas, avec lucidité sur les opportunités réelles et les contraintes bien comprises.



Quelques chiffres en perspective


Prix de l'électricité (2024-2025) :

  • Union européenne (industriel) : 0,19 à 0,27 USD/kWh
  • Australie (retail) : environ 0,26 USD/kWh
  • Grandes industries australiennes avec auto-production : significativement moins cher via projets solaires/éoliens dédiés

Évolution de la production industrielle :

  • Union européenne : -2% en 2024, -6% depuis 2022
  • Australie : croissance modeste mais stable

Investissements stratégiques WA :

  • Hydrogène vert : plus de 50 milliards AUD prévus d'ici 2030
  • Construction navale : 159 milliards AUD sur 10 ans
  • Batteries et minéraux critiques : stratégie de transformation locale active

Emplois :

  • Europe : plus de 800 000 emplois manufacturiers perdus depuis la pandémie COVID
  • WA : 8 500 emplois prévus en construction navale d'ici 2030, croissance du secteur numérique 2,6 fois plus rapide que l'économie globale

Contribution économique 

  • Secteur manufacturier WA : 18 milliards AUD au PIB régional (environ 11 milliards EUR)
  • Secteur METS : environ 90 milliards AUD annuellement



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Arnaud Couvreur 12 décembre 2025
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