Je ne me suis pas levé un matin, sous le ciel bleu immaculé de Perth, en me disant que je voulais être candidat. Ni même en me rasant.
Pendant près de dix ans à Perth, j'ai fait ce que font la plupart des Français expatriés. J'ai aidé quand je pouvais, discrètement. Un canapé pour la nuit, une avance discrète pour tenir jusqu'à la première paye, une explication patiente sur pourquoi les Australiens ne font pas les choses comme on l'attendrait, une conversation à la FACCI pour décrocher le bon contact au bon moment. On fait ça ( comme beaucoup d'entre nous) sans l'annoncer. On n'arbore ni agite son drapeau tricolore tous les jours. On l'honore discrètement, sans arrière-pensées. On s'intègre, on s'adapte, on contribue au pays qui nous a accueillis. On est, au sens le plus concret, franco-australiens. Et pendant longtemps, ce silence m'a semblé être la bonne forme de loyauté.
Mais quelque chose a changé. Pas seulement en Australie. Partout.
Ce que la France a jadis incarné (la diplomatie avant la force, la différence avant l'uniformité, la Fraternité comme pratique et non comme slogan) ne va plus de soi. Ça se défend. Ça s'argumente. Dans un monde où les démocraties libérales vacillent et où ce que nous pensions acquis (la tolérance, le débat, le pluralisme) se fissure, nous, les Français à l'étranger, ne sommes pas de simples expatriés en transit administratif. Nous sommes porteurs d'un héritage. Nous n'en avons pas toujours conscience. Mais il nous habite.
J'ai rejoint la liste Élan Citoyen de Serge parce que l'institution compte. Non pour son pouvoir; un conseiller en a peu. Mais pour ce qu'elle signifie : que la France ne perd pas de vue ses citoyens où qu'ils vivent, et qu'elle leur reste accessible en retour. Que l'Australie-Occidentale, la région la plus isolée du continent, ne soit pas l'angle mort de la géographie consulaire française. Que la distance ne soit pas une excuse pour l'absence. Ni pour l'indifférence.
J'ai rejoint cette liste parce que je sais ce que coûte l'invisibilité. Je suis arrivé à Perth après avoir dirigé des organisations patronales nationales, négocié des accords collectifs, porté les intérêts sociaux d'un secteur représentant quatre-vingt mille salariés. Et puis je suis devenu, simplement, un Français qui n'appartenait tout à fait à aucun des deux pays. La désorientation n'était pas celle que j'attendais. Il m'a fallu des années pour comprendre qu'elle avait un nom, et encore plus longtemps pour admettre qu'elle m'était arrivée à moi.
Ce n'est pas un titre de compétence. Mais c'est une boussole.
Voilà pourquoi je me présente aux côtés de Serge, en Western Australia.
Votez Élan Citoyen!
🤝 Rencontrons-nous.
Permanence tous les mercredis de 16h à 19h: The Leadlight, 165 Beaufort Street, Perth. EC2026@arnaud.agency
🗳 Votez Élan Citoyen Serge Thomann du 22 au 27 mai 2026 en ligne
ou le 31 mai en personne - bureau de vote WA, Alliance Française, 105 Broadway, Nedlands WA 6009
Toutes les informations officielles : au.ambafrance.org
